Formation et carrières en France

Le Royaume-Uni n’est pas le seul à être incertain de la formation et de la carrière des médecins.1 Autres pays européens souffrent d’une pénurie de médecins débutants et d’une répartition inégale des médecins à travers le pays, ce qui pourrait entraîner des problèmes d’immigration de médecins. En France, les écoles de médecine ont admis 8000 étudiants en 1975, 6000 en 1980, 4000 en 1990 et 3500 en 2000, et il a été urgent de former 7100 étudiants en 2007. Nous suivons donc encore un raisonnement à court terme, sans tenir compte d’autres facteurs tels que la féminisation de la main-d’œuvre, la diminution du temps de travail, l’écart croissant entre les diplômes et commencer l’activité professionnelle, la retraite anticipée, la recherche d’une meilleure qualité de vie, la place des autres professionnels de la santé (en particulier les infirmières) et la migration des doct La répartition des médecins en France fait également l’objet de débats car il existe des disparités entre les régions, avec plus de médecins par habitant dans le sud que dans le nord. Beaucoup de villages à la campagne n’ont pas de médecins, et trop de spécialistes sont en concurrence dans les grandes villes. Dans les hôpitaux, les postes vacants sont occupés par des médecins étrangers mal payés. En 2007, des milliers de médecins se sont qualifiés à l’étranger et sont employés dans des hôpitaux sans aucun processus de sélection sérieux. Nous devons évaluer les compétences de tous les médecins tout au long de leur carrière, quel que soit le pays où ils se sont qualifiés. Comme dans de nombreux pays, en France, cette réflexion sur l’évaluation des compétences a débuté en 20022 après l’affaire Bristol. Nous devrions allouer des fonds pour organiser des conférences et observer l’immigration de médecins. Cela devrait éviter de prendre des décisions fondées sur des opinions à court terme et permettre de prendre des décisions à long terme fondées sur des données de recherche.