Prisonniers dans les hôpitaux généraux: attitudes et pratiques des médecins

Rédacteur — Recherche sur la conduite professionnelle envers les détenus évalués et traités dans les hôpitaux généraux, par opposition aux établissements pénitentiaires et les services psychiatriques, 1,2 fait défaut. Cet hôpital se trouve à proximité d’une grande prison et nous avons noté que les prisonniers étaient fréquemment évalués lorsqu’ils étaient enchaînés à des gardiens de prison. Les directives du BMA recommandent un examen et un traitement sans contrainte, et sans la présence des gardiens, à moins que le risque d’évasion soit élevé ou que le prisonnier soit une menace pour lui-même, l’équipe de santé ou d’autres personnes3. Nous avons utilisé un questionnaire pour évaluer les pratiques à l’égard des prisonniers de guerre et des médecins hospitaliers débutants dans la pratique clinique des adultes dans cet hôpital. Sur les 76 consultants et les 139 médecins hospitaliers débutants, 184 ont répondu à 60% des consultants et à tous les médecins hospitaliers débutants. En tout, 181 n’étaient au courant d’aucune directive en place pour le traitement des détenus dans les hôpitaux généraux. Presque tous (180) avaient traité les prisonniers comme des patients à un moment de leur carrière, et 166 l’avaient fait au cours des deux années précédentes. Presque les deux tiers (111) se sentent à l’aise lors de l’examen des prisonniers. On considère que les infractions confidentielles se produisent couramment dans la prise en charge des détenus qui sont des patients. Seulement six médecins ont cru que de telles violations ne se sont jamais produites alors que 13 pensaient qu’elles se produisaient toujours et 162 parfois; deux ont été incapables de donner une estimation. Une adhésion constante aux directives BMA a été réalisée par une minorité (tableau). Tableau 1 Pratiques professionnelles avec les patients. Les valeurs sont les nombres (pourcentages) de médecins. Cette enquête montre que la plupart des médecins hospitaliers dans un hôpital adjacent à une prison sont susceptibles d’avoir des contacts cliniques avec les détenus. Les médecins hospitaliers ont une faible connaissance des lignes directrices pour la préservation de la confidentialité et signalent également des modèles de comportement professionnel qui militent contre la confidentialité. Ces constatations posent plusieurs défis.Les hôpitaux et les autorités pénitentiaires doivent mettre au point des procédures permettant un niveau de confidentialité médical raisonnable entre les détenus et le personnel médical3. Les organisations médicales doivent en particulier clarifier les lignes directrices pour la préservation du secret médical lorsqu’elles peuvent entrer en conflit avec la loi ou la coutume. Par exemple, la loi écossaise sur l’assujettissement et la présence des agents pénitentiaires est en contradiction avec les directives de la BMA.4 Les professionnels qui enseignent l’éthique et la conduite professionnelle aux étudiants de premier cycle doivent intégrer une formation de routine sur les soins aux détenus. Ce besoin s’accentuera avec le vieillissement de notre société et la présence de plus de prisonniers âgés, qui présentent des taux de maladie alarmants5 et pour lesquels les soins hospitaliers risquent de devenir plus fréquents.